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Pseudo: Haddar yazidCatégorie: UniversitésDescription:
C'est le prolongement de mes refléxions publiées dans la presse algérienne (el watan, quotidien d'oran....).A vous de réagir!
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Mardi 22 Mai 2007

 

Depuis le début de 20ème siècle le courant politique de gauche algérien baignait dans la critique du pouvoir en place ; certes il était le cerveau de guerre de libération nationale (avec la participation magnifique de toutes ses forces créatrices politiques, économiques, culturelles, etc.). Hélas ! Cet idéal républicain, trop intellectuel, s’éloigne de la réalité sociale et est voué à l’échec. Comment ? Pourquoi ?

 

Qui sont nos démocrates ? Ils sont principalement des femmes et hommes nourris par les valeurs républicaines de la révolution française et la majorité ont suivi des études ou séjourné dans les pays occidentaux, ils sont majoritairement des francophones.

 

Depuis l’indépendance ils ont essayé de participer activement dans le paysage politique, mais en vain, faute de stratégie adoptée. Ce n’est pas seulement à cause du mépris du pouvoir en place, mais aussi à cause de leurs projets, qui est loin de la réalité sociale, parfois ils se heurtent aux valeurs morales qui enveloppent, dominent la pensée d’un simple algérien.

 

Un algérien moyen n’a pas eu le même parcours politique qu’un français où un italien, etc.

 

A mon avis chaque société doit inspirer son projet social de son évolution historique du peuple ; et cette histoire ne doit pas se restreindre aux guerres de libérations, mais aussi à l’évolution de la pensée revendicative et la substance de cette revendication. Est-ce un nouveau projet social ou seulement un changement des politiques au pouvoir ? Les évènements d’octobre 1988 ont permis aux démocraties de créer des partis politiques et de s’exprimer librement, via les journaux indépendants ; depuis les démocrates se contentent à critiquer le pouvoir en place en montrant du doigt chaque faille de chaque gouvernement, sans apporter une participation active aux paysages politiques et à l’évolution de la société. Certes, le pouvoir en place est plein de défauts. Mais ce n’est pas en critiquant le pouvoir qu’on exerce la démocratie. Il est temps que nos démocrates voient d’un œil plus pragmatique qu’idéaliste la réalité sociale. L’actualité mondiale et l’expérience du vieux continent montrent les limites du l’idéal démocratique. C’est une chance pour nous Algériens de savoir réconcilier la démocratie avec le totalitarisme, la modernité avec la tradition, sans nier ses racines identitaires, ni s’enfermer dans son histoire passée.

 

Les démocrates doivent participer à la vie politique soit de haut niveau, soit de bas niveau. C’est à ce dernier, à mon avis qu’on peut construire ce projet social. Ils doivent s’implanter dans les villages, dans les quartiers et surtout dans les universités sous forme d’associations. Pour la gestion, l’information pratique : comment faire des dossiers d’aide sociale pour les handicapés, les retraités…l’important c’est l’organisation de l’espace local pour arriver au niveau national. Les binationaux peuvent aider ces associations locales par leur savoir-faire et valoriser les nouvelles idées émergentes au sein de cet espace. Tout cela ne peut aboutir sans le respect d’évolution de la pensée en place. C’est important de respecter les sensibilités culturelles et traditionnelles.

 

    Ce sont les islamistes qui ont une autorité dans ces quartiers défavorisés, oubliés par les autorités locales, par manque d’imagination et de savoir-faire, mais aussi par orgueil de nos politiques, qui pensent qu’ils sont mal compris par leurs concitoyens, car eux sont proches des problèmes pratiques de la cité : la drogue, le chômage…

 

C’est au démocrate de changer de stratégie d’intervention pour réaliser ce projet démocratique tant attendu par les citoyens. Certes, il faut du temps pour le réaliser, mais cette fois nous sommes sûrs de partir sur une bonne base.

 


 

 

Yazid Haddar

 

                                                                                                                    

 

Vendredi 30 Mars 2007

jee voulez paratger avec vous ce témoignage, qui apporte des éléménts partiques du retard et pourquoi pas de la mise à mort de l'université algérien. dans dix ans cet élite va prendre le pouvoir. comment sera l'algérie. à vous d'imaginer.

Par: Ali Derbala : Maître De Conférences

Publié le: 25/03/2007

Dans l'édition du 23 Janvier 2007 du journal «le Quotidien» (1), en page 14, dans la rubrique «Le quotidien des lecteurs», Madame ou Monsieur S.M.-ORAN, a publié un article qui s'intitule: ces chercheurs qui cherchent...à assurer leur retraite. Cet article m'interpelle à plus d'un titre puisqu' il ouvre un débat qui doit s'installer dans nos universités. J'essaye de contribuer dans l'ordre chronologique des idées de cet auteur à qui parfois je m'adresse dans ce texte. Dans un documentaire récent sur une chaîne de télé, j'ai su qu'à Lausanne, la ville Suisse, son responsable du service urbanisme n'est autre qu'un professeur d'architecture, chef de la «chaire d'urbanisme» à l'université. Dans quelle mairie algérienne a-t-on nommé de tels responsables? Beaucoup de ces responsables d'urbanisme des mairies ne sont pas des universitaires, et parmi les diplômés beaucoup le sont des «cours du soir» en Génie civil ou en topographie. D'o๠le génie civil n'est pas de niveau. Une complaisance de la part de ses services est aussi à incriminer. Seules les pluies les dénoncent. L'enseignant universitaire n'a pas encore le statut d'enseignant-chercheur mais seulement celui d'enseignant chargé de la pédagogie. Pour cela à l'université, un lieu du savoir et du haut savoir, les enseignants sont en grève depuis au moins 1991 pour un statut o๠leurs devoirs et leurs droits seront bien stipulés. Soit depuis seize années et ce statut n'a pas encore vu le jour. Je rappelle que le «professeur» est un grade. L'histoire contemporaine tend à démontrer que par la recherche et la science, des peuples ont mieux « réussi» que d'autres et leurs sont supérieurs. Ce n'est ni le hasard, ni la chance ni les aptitudes particulières et innées qui font qu'à un certain moment, une communauté humaine dépasse une autre et porte la civilisation à un degré plus élevé. Les peuples sont égaux en dignité, en valeur, en aptitude à avoir une recherche et à progresser. La recherche peut être qualifiée de produit élaboré par la chimie de l'intellectuel. A l'université, seul le savoir doit primer. Parmi tous les fléaux que l'université doit combattre, l'ignorance est, sans doute, le plus terrible. Vis à vis d'une nation inculte, les paroles sont vaines et les leçons stériles. Même l'analphabétisme a pris des ailes. De nos jours, il est analphabète tout individu qui ne sait pas lire, écrire, compter et utiliser un micro-ordinateur. L'instruction et la recherche ont été placées sous la sauvegarde d'un milieu d'enseignants qui ne font aucun effort pour suivre le rythme infernal que la science a pris ces derniers temps. Les universitaires de quelque valeur ont reculé devant les fonctions qui ne leur rapportaient rien de ce qu'ils étaient en droit d'attendre. Les chercheurs algériens sont de deux types, les chercheurs permanents dans des centres de recherche tels que celui des énergies nouvelles de Draria, des grandes cultures à El-Harrach etc... et les «chercheurs associés» des universités, recrutés par contrat annuel parmi les enseignants pédagogues. Pour ces derniers et s'ils disposent d'un projet de recherche agréé par le CNEPRU, organisme de recherche sous l'égide du MESRS, ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les montants mensuels bruts des contrats sont de l'ordre de 8900 DA, 9900 DA, 10900 DA et 12600 DA respectivement pour un attaché de recherche, un chargé de recherche, un maître de Recherche et un directeur de recherche. Ces montants ne sont crédités que si le chercheur a obtenu un avis favorable à la reconduction de son projet pour une autre année de recherche. Cette reconduction se fait sur un nombre de points minimal de production scientifique (publication dans les journaux, participation aux conférences, encadrement de magistérants, de doctorants,...) de l'ordre de cinq par chercheur. Avec l'imposition du fisc et la valeur très faible du dinar en face de l'euro, moins de 100 euros par mois est à percevoir par le meilleur professeur associé. Vous convenez que ce n'est pas de la richesse et ce n'est pas un stimulus pour la recherche. Pour les chercheurs de Sonatrach, je n'ai aucun ordre d'idées sur leur rémunération. Sauf que la valeur du point indiciaire chez la dite entreprise du pétrole et du gaz, est de l'ordre de quarante (40) dinars. Celui des universités, de la fonction publique, elle est de dix neuf (19) DA. Pour l'anecdote, en 1996, une femme de ménage de cette société percevait le même salaire qu'un maître de conférences à l'université. Actuellement le meilleur professeur à l'université algérienne et le plus aguerri perçoit un salaire d'un ingénieur à Hydra, siège de l'entreprise, avec une ancienneté moyenne. Nous n'osons même pas nous comparer à celui du sud saharien. Je vous assure que je n'ai pas entendu parler de son futur centre de recherches. On ne se bouscule pas, rassurez vous. Vous dites qu'en réalité il n'y a jamais eu de recherche en Algérie. Je ne partage pas cet avis. Si vous insinuez qu'il n'y a jamais eu de projet de construction d'un TGV, d'une fusée POLARIS, d'un grand paquebot « L'ALGERIE» etc. oui, je le confirme. Ce genre de projets relève en général du politique. Mais de la recherche fondamentale, la base de toute recherche appliquée, se fait mais insuffisamment. Je vous invite à utiliser des bases de données ou des moteurs de recherches et vous allez confirmer qu'il y a des algériens qui produisent des articles scientifiques. Dans la recherche, l'essentiel est de proposer ou soulever les problèmes et de leur apporter des solutions même provisoires. Les sujets ne doivent pas effrayer les chercheurs. Avec une conquête on sait toujours comment cela commence, et quels sont les buts et les visées, mais on ne peut déduire à l'avance la connaissance en profondeur. Ce sont les conséquences des grands événements qui apparaissent. Que les pouvoirs publics et les journalistes après investigation osent publier les salaires de tous les algériens des autres secteurs et pas seulement des enseignants. Vous allez voir que celui d'un professeur à l'université, qui a au moins vingt années d'expérience, qui est de l'ordre de 50 000 DA, bien après l'augmentation du mois de Juillet 2006 de l'ordre de 5500 DA, est dérisoire. Le salaire est une fin en soi. La majorité des gens ne considèrent pas le profit économique comme un but en soi, mais comme un moyen d'atteindre des buts plus essentiels: la sécurité, le confort, le prestige etc. Croyez-vous qu'on mangera du papier qu'on n'arrive même pas à se procurer pour rédiger nos rapports? L'enseignant n'a jamais demandé à vivre comme un «prince» mais qu'il ne soit pas humilié. Un minimum de respect dans la dignité de vivre, à survivre, pour réfléchir, est à garantir. Avec l'inflation croissante, notre pouvoir d'achat s'amenuise et se rétrécit. L'universitaire ne peut pas produire et relever des défis. Je suis d'avis pour partager les difficultés du pays, mais on ne culpabilise pas un corps d'élite de la nation. Un pays riche qui ne distribue pas sa rente équitablement, ce n'est qu'une honte.

Je vous parle de notre institution, qu'est l'université scientifique qui dépend du MESRS, qu'il me semble connaître. Une administration qui montre sa richesse ostentatoirement et conseille à ses subordonnées de la rigueur et de l'austérité. Dans plusieurs interventions télévisées, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dit que la fonction publique que je qualifierai de royale et impériale, ne peut pas augmenter un enseignant ou un travailleur de 1000DA avant la publication du statut de la fonction publique. Pour le statut particulier, on nous demande de patienter jusqu'à probablement le mois de septembre 2007. Ces derniers jours, beaucoup d'enseignants sont terrassés par des crises cardiaques et contractent des maladies chroniques dues à leur mal vie. Comment monsieur le ministre a trouvé de l'argent pour payer des véhicules Renault Clio classique de huit cent mille dinars (800 000DA) à chaque doyen de faculté, des véhicules Renault Kangoo ou Peugeot Partner d'une valeur de un million de dinars (1000 000DA) à des vice-recteurs et un véhicule luxueux flambant neuf, une Peugeot 407, toutes options au prix de deux millions huit cent mille dinars pour un recteur (2 800 000DA) ? Soit, sept années de salaire d'un maître assistant chargé de cours, qui a vingt ans d'expérience à l'université. C'est de l'abus des biens sociaux. C'est un délit condamnable. En France, pays qu'on connaît, les responsables provinciaux des institutions universitaires, pour se déplacer au ministère de l'éducation à Paris, empruntent le TGV et se font rembourser leurs billets. Pourquoi ces responsables d'universités algériennes ne vont-ils pas contracter des prêts auprès des banques et qu'ils achètent leur véhicule auprès des concessionnaires qui sont sur la place? L'université a mis à leur disposition gracieusement et généreusement des véhicules neufs cités auparavant pour se déplacer à leur lieu de travail. Je crois que j'ai décelé les problèmes qui paralysent l'université et son épanouissement. Faire connaître les difficultés est un moyen de commencer à les résoudre...Nous sommes des universités récentes mais qui ont de l'âge. Celui de l'USTHB est de trente trois ans. L'université de Rostock, en Allemagne et celle de Tours, en France d'o๠sont originaires mes anciens directeurs de thèses respectivement du magister et du Doctorat d'Etat datent de 1419 et de 1969. L'Université François-Rabelais de Tours proprement dite est de formation récente. Elle a été créée par agrégation des facultés et collèges universitaires qui existaient déjà à Tours avant 1969 et qui ont constitué les U.F.R du nouvel établissement. L'histoire a retenu que Tours a souvent été un centre actif d'enseignement et que celui de la Médecine y est de tradition, depuis l'époque gallo-romaine, aux IIIe et IVe siècles, o๠Gatien, l'évêque de la ville qui s'appelait alors Caesarodunum, avait créé une Académie médicale. Au Haut Moyen-Age, l'enseignement de la Médecine se réfugiait dans une école épiscopale, puis dans les couvents, notamment à l'Abbaye de Marmoutier sur la rive droite de la Loire, o๠l'on amenait de fort loin les malades. A l'époque de Charlemagne, l'évêque Alcuin créa à Tours une Ecole de Rhétorique, lointain ancêtre des enseignements littéraires et philosophiques (2). Cela ne justifie rien, mais c'est à prendre en considération. Je ne démontre rien, des traditions, un savoir et un savoir faire sont acquis chez ces pays européens qui ont fait leur révolution industrielle dès le 18ème siècle. En aucun cas je ne peux prétendre dépasser mes maîtres. En 2007, la démocratisation de la vie à l'université s'impose. Je ne suis pas pour l'élection des responsables mais je suis pour leur plébiscite sur la base d'un curriculum vitae formé dans l'ordre, de la recherche, du pédagogique et de l'administratif. Les responsables actuels sont tous nommés sans appel d'offre, dans le flou absolu et généralement ils ne sont pas les meilleurs ou les plus compétents. Ils faut qu'ils affichent leur CV sur les sites Web de leur université. Récemment, au mois de Juin 2006, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n'a pas pu choisir un responsable à nommer parmi au moins cinquante professeurs et cent maîtres de conférences disponibles dans notre université. Il a nommé un professeur d'un centre de recherche, qui n'est pas pédagogue au sens o๠il n'évolue pas dans une université. Il est un ancien cadre du ministère. Y-a-t-il au ministère une «caste d'individus», investis d'un droit divin, destinés qu'à la responsabilité? Ne vont-ils jamais à la fonderie de l'université pour se mettre en face du «creuset» du savoir? Des enseignants qui prétendaient à la magistrature de notre université se sentaient frustrés. Ils ne peuvent pas cueillir les fruits de leur labeur et de leur engagement. Beaucoup d'entre eux ont une expérience de plus de deux décennies. Ils ont participé à la construction et l'essor de notre université. Ils y ont cru un certain temps. L'herbe a été coupée sous leurs pieds. Par cette décision qui n'engage que le ministre, un sentiment d'inutilité se fait sentir chez eux. Ce qu'on qualifie de «saper le moral des troupes». Le doyen de notre faculté n'a pas évolué dans nos départements, bien qu'il soit un enseignant de notre université. Il était installé un certain 18 Juillet, il y a au moins quatre années de cela, quand tous les enseignants sont partis en vacances. A la rentrée, au mois de septembre, on se faisait culpabiliser en disant qu'au moins lui, il travaillait quand nous, on était en vacances. De ce fait, on n'a pas osé protester. Le décret exécutif n°03-279 du 23 Août 2003 fixe les missions et les règles particulières d'organisation et de fonctionnement de l'université. Dans son titre III: de l'organisation et du fonctionnement, chapitre 2: du rectorat et l'article 27, il est stipulé que le recteur veille à l'application de la législation et de la réglementation en vigueur en matière d'enseignement et de scolarité. Les vice-recteurs et doyens sont nommés par décret, sur proposition du ministre chargé de l'enseignement supérieur, après avis du recteur, parmi les enseignants justifiant du grade de professeur ou, à défaut, celui de maître de conférences ou docent comme stipulé dans l'article 29 et l'article 52, de la section3. Certains vice-recteurs, et vice-doyens n'ont pas ces grades et ne sont que des chargés de cours. Le recteur doit intervenir pour estomper cette situation. Des vice-recteurs, doyens et vice-doyens ont survécu à deux ou trois recteurs. Dès la nomination d'un nouveau recteur, ils doivent démissionner tout en assumant leur fonction jusqu'à la nomination d'une nouvelle équipe dirigeante. Le nouveau recteur aura l'occasion de nommer de nouveaux responsables. Les anciens responsables, peuvent être reconduits s'ils sont les meilleurs. A l'origine, ces responsables sont appelés à assumer une charge pédagogique et scientifique et non à se maintenir en poste de responsables. D'autres enseignants auront la chance d'évoluer et d'enrichir leur CV. Beaucoup de chefs de département sont nommés parmi des enseignants qui n'ont jamais encadré des étudiants de fin de cycle, n'ont jamais participé à des séminaires hebdomadaires ou des conférences, n'ont jamais participé à des projets de recherche finalisés ou publié des articles dans des revues scientifiques. Forcément, ils n'ont aucune politique ou perspective pour le département à court, moyen ou long terme. La majorité sont nommés depuis plus de trois années, eu égard aux textes en vigueur, ci dessus cité, il est temps qu'ils cèdent la place à d'autres enseignants pour qu'ils puissent donner un nouveau souffle à la vie universitaire. Jamais les deux prédécesseurs et l'actuel recteurs de notre université, ne se sont réunis avec nous les enseignants ( ce dernier recteur dés son installation au mois de Juin, a appelé les enseignants à une réunion qu'on a décliné car on était en grève). L'avant dernier et l'actuel recteur, je ne les ai même pas vu une fois. Depuis son installation, jamais le doyen de notre faculté ne s'est réuni avec nous les enseignants, même pas au début des années universitaires ou aux clôtures des années, sauf la dernière fois au mois d'avril 2006, quelques jours avant le début de la grève de mai pour nous annoncer que le nouveau système LMD(licence, master et doctorat) sera entamé o๠les enseignants vont être beaucoup plus chargés en volume horaire sans nous garantir nos droits. Une autre réunion, en présence du vice-recteur chargé de la pédagogie, a eu lieu en ce mois de décembre 2006, pour toujours demander aux enseignants d'adopter le LMD qui n'est nullement une émanation des enseignants algériens. Même des expressions de ce système sont importés crûment sans aucune réflexion. Parmi les enseignants, un «tuteur» est attribué à chaque étudiant. C'est exactement l'expression utilisée dans les nouveaux textes. On veut faire de l'étudiant un «orphelin» ou un «enfant de la DAS» (Direction de l'action sociale). Les importateurs de ce système n'ont même pas fait l'effort de changer ce nom à consonance péjoratif chez beaucoup d'algériens.

 A suivre (1) www.lequotidien-oran.com (2) tiré du site

www.univ-tours.fr

Lundi 26 Mars 2007
 
Voici un texte qui m'as vraiment touché, il décorte tous les maux de notre cher pays. Hélas! nous tous responsables de tous ce que ce passe. chacun de nous a son propre grain soit dans les problèmes ou dans les joies.C 'est facile d'accuser les autres et en particulier le pouvoir en place, mais en réalité nous aussi nous avons fuit notre responsabilté soit pour le peuple, nos ancètres, et aussi l'avenir de nos enfants et surtout devant l'histoir. notre grand handicape c'est l'organisation spatielle et aussi tomporelle. berf, je vous laisse lire l'article en questions et vous allez faire votre opinion. 
h.y

Par: Aïssa Hireche

Publié le: 22/03/2007

Quelqu'un a dit, un jour: «je voterais bien pour le meilleur, mais le problème c'est qu'il n'est jamais candidat!». Consternés par ce qui arrive à l'Algérien et à l'Algérie, ceux qui pourront certainement faire quelque chose pour le pays ne risquent pas de se présenter. Répugnés par la bassesse qui peut engloutir les hommes, ils ont eu une très haute idée de El Amana pour oser se jeter entre, d'un côté les exigences brûlantes d'un système établi et, de l'autre, une conscience au feu beaucoup plus ardent encore. Candidat pour quoi faire ? Les gens du marketing disent, à propos du produit, qu'il se doit de répondre aux attentes du consommateur. Ceux du marketing politique disent, à propos du candidat aux élections, qu'il doit répondre aux attentes de l'électeur. Or, pour répondre à des attentes, il faudrait d'abord les connaître. Et peut-on vraiment dire que, chez nous, les candidats savent ce qui préoccupe les Algériens ? Savent-ils ce qu'ils veulent ? Et peuvent-ils savoir ce à quoi ils rêvent ? Les Algériens de 2007 diffèrent, sur tous les plans, de ceux des lendemains de l'indépendance. Ils n'ont rien à voir, non plus, avec ceux des années 80 qui étaient allés chercher, du fond des tripes, les derniers restes d'un espoir incertain pour les miser sur le pluralisme et la démocratie, avant de déchanter comme tant de fois, comme chaque fois. Aujourd'hui, affranchis de toute sorte de gêne, les jeunes s'expriment de la manière la plus brutale et la plus violente qui soit: le risque au péril de leur propre vie, dans une barque perdante au départ, et jamais certaine de voir à l'autre rive. Entassés dans des classes trop bruyantes, les élèves de lycées et du primaire n'entendent plus parler l'enseignant qui n'attend plus que la sonnerie pour souffler avant d'aller donner des cours de soutien dans des... garages trop mal aménagés ou dans des pièces trop exiguà«s. L'enseignement est devenu plus une loterie qu'autre chose. Cela dépend de l'enseignant, de l'établissement, de l'élève et... des capacités financières des parents pour payer les cours de soutien avec un «Ya Settar» en prime ! Les cafés regorgent de jeunes qui fuient leur présent sans trop chercher de quoi sera fait demain, ni même s'il y a un lendemain, tellement le temps est monotone et ennuyeux. Les trottoirs, et parfois même les rues, sont envahis par des jeunes enfants, du plus bas âge à celui o๠l'on devient dangereux, qui vendent tout et n'importe quoi ou, pour être plus franc, qui se mentent en voulant croire qu'ils meublent honnêtement leur temps infini et lourd à mourir. Mais à quoi rêvent tous ces enfants, qui ne vont même plus à l'école, lorsqu'ils crient à longueur de journée pour tenter de vendre une ampoule à vingt dinars ? A l'université, seule la forme y est. Les structures sont là , mais sans plus car la pensée, le moral, l'esprit sont ailleurs. A quoi rêve-t-on donc quand on est étudiant ? A la bourse qui est toujours en retard ? A la restauration qui demeure toujours insuffisante ? A la cité qui se fait de plus en plus étroite et débordée ? Et à quoi rêvent les enseignants algériens ? A un statut qui ne vient pas ? A un redressement des valeurs qui fuit avec l'horizon ? A un respect qu'ils n'ont pas su arracher jusqu'à présent ? Au souk, on regarde bien passer les vertus, tête basse devant l'ignominie des sans-pudeur, des sans-gêne, des sans-retenue, bref... des sans rien qui, à chaque aube, érigent la stèle de l'audace et le monument de l'insolence ! Les pauvres, n'osant plus tendre la main de peur de s'entendre reprocher leur pauvreté, avalent leurs mots et gardent leurs mains derrière le dos. Les misérables balancent leur misère dans leur couffin rapiécé de peur de se voir rire au nez et les autres... oui, les autres, n'hésitent pas à étaler sur la voie publique leur culture récente du fromage au quintal et leurs manières puantes d'exhiber des portables auxquels ils répondent même lorsqu'ils ne sonnent pas, comme c'est le cas très souvent. Mais à quoi rêve donc un déchiré repu, gavé au faux et à l'inconvenable, lorsqu'il répond dans un portable qui ne sonne pas ? Au dixième milliard peut-être ? Les jeunes filles immobiles à côté de leurs mères assoupies par tant d'ennuis, se gavent, soit au mousselsel oriental sans contenu réel, soit aux émissions religieuses qui ont pris cette fâcheuse manie de traiter du hidjab, de la barbe, des indispositions féminines, de l'héritage ou de l'histoire falsifiée des anciens, c'est-à -dire qui traitent finalement de tout sauf de la religion. Mais à quoi peut donc rêver une jeune fille, collée à l'écran sept jours sur sept, douze mois sur douze, vingt ans sur vingt ? Les vieillards endurcis mais dégoûtés se retrouvent le soir autour d'un domino qui ne se termine pas ou d'un jeu de dames qu'ils ennuient, tellement ils l'ont joué et rejoué depuis cinquante ans, depuis un siècle ! A quoi peut donc rêver un vieillard qui joue aux dames depuis trois siècles et qui ne dit rien ? Au jour o๠ses enfants, las d'attendre la mort pourtant certaine, se dépêcheront de le jeter dans un asile pour personnes âgées ou l'obligeront à leur signer le testament ? Ceux qui se portent candidats aux élections ne se sont certainement jamais posé ces questions et quand bien même se les seraient-ils posées, que proposent-ils et, plus important encore, que pourront-ils faire ? Pourront-ils redonner espoir à ces jeunes candidats à l'exil ? Des jeunes qui ne demandent pourtant qu'à être Algérien à part entière, sans essuyer le mépris du bureaucrate repoussant, sans avoir à subir la hogra du puissant du moment, sans tomber dans l'omission sournoise de la part de ceux qui ne s'en rappellent que la veille d'élections. Ces gens qui se bousculent devant les sièges de partis pour faire admettre leur candidature, sauront-ils redonner à l'Algérie l'école qu'elle mérite ? Une école qui passe avant les trottoirs faits et refaits des dizaines de fois sans trop de conséquences, une école qui, comme jadis, cultivait correctement les bonnes valeurs et dispensait la bonne connaissance. Une école dont on ne peut sortir que fier et drapé, comme l'aurait dit le poète, «de cet immense orgueil d'être si jeune et vivant». Les candidats à l'élection, sauront-ils redonner aux enfants éjectés de l'école d'autres raisons de vivre et d'autres moyens de survivre que de descendre dans la rue vendre les lampes et les gaufrettes invendues decertains grossistes sans scrupules ? Sauront-ils en faire des enfants comme dans les pays o๠les gens se respectent ? Et que pourront-ils faire de l'Université ? Ou plutôt que pourront-ils lui faire pour lui redonner cette verve d'antan lorsqu'il faisait bon de dire, ailleurs, dans d'autres capitales et d'autres pays, qu'on vient de l'université algérienne ! Sauront-ils réinstaurer le débat intellectuel, rehausser la valeur de l'universitaire en le préservant, surtout, des «faux» et des «pseudo» qui, après avoir envahi l'université sans bac et après avoir repris, à leur compte et en leur nom, les travaux d'autrui, puisés dans les archives des bibliothèques locales, se sont déclarés qui ethnologue, qui sociologue, qui poète du Ahagar, qui musicologue, qui conseiller des rois... et qui ont tellement taché l'image de l'universitaire algérien en jouant à la mode incompréhensible d'un soufisme qui les dépasse et qui dépasse même leurs références trop indigentes ? Ceux-là mêmes qui, munis de diplômes douteux, passent des mauvaises lettres à la mauvaise comptabilité sans trop jamais laisser voir leur spécialité car ils n'en ont pas ! Ces candidats qui prétendent aux élections prochaines, pourront-ils faire quelque chose pour stopper l'invasion honteuse, déshonorante et abjecte de la société par les détestables valeurs de non moins méprisables corrompus qui ont souillé jusqu'à notre quotidien ? Ceux-là mêmes qui veulent faire de leur comportement inadmissible la norme et le standard qui régirait la société dans tous ses aspects ! Et que pourront-ils donner aux pères abandonnés et aux mères oubliées par des enfants rendus indignes par des conditions humiliantes d'une vie des plus avilissantes ? Au lieu d'applaudir sans cesse, à des textes qui ne servent pourtant pas toujours l'intérêt du citoyen, sauront-ils au moins se rappeler qu'ils seront les représentants de ces citoyens qu'ils ont hâte d'oublier juste après les élections ? Sauront-ils redonner un sens à notre culture dégarnie et ruinée ? Une culture o๠l'on ne sait plus ce qui vient de nous de ce qui vient des autres, tellement nous bougeons les hanches au rythme des autres sans regarder chez nous. Sauront-ils remettre les hommes de culture à leur place et ceux de l'inculture à leur place ? Auront-ils assez de courage pour reconnaître le tort causé à nos femmes, à nos soeurs, à nos filles de les avoir poussées, pieds et poings liés, dans un monde fictif d'un cinéma dont même les pays producteurs ne veulent pas ? Et auront-ils assez de cran pour convenir que la société n'a pas su reconnaître la valeur de ses savants et qu'elle n'a jamais pensé encourager le peu qui y vit encore ? Sauront-ils dire à tout ce monde que notre religion est tolérance, qu'elle est d'abord sincérité, qu'elle est d'abord respect de l'autre, qu'elle est bonté, générosité dans l'effort et dans l'idée, qu'elle est le chemin le plus doux et le plus parfumé et qu'elle ne peut être réduite au hidjab, à la barbe ou au kamis ? Que l'essentiel est ailleurs, dans le coeur des hommes et des femmes, dans leur comportement lorsqu'il est sincère et dans l'exemple que chacun d'entre nous pourrait donner en cessant d'agresser, par une fortune injustifiable, par un statut non mérité, par une «science» inadmissible du b'khour et de l'encens qui fait dire à certains qu'ils sont pour la politisation de l'université et, à d'autres, qu'ils... mais à quoi bon ?! Etre candidat à des élections en Algérie en 2007, c'est, d'abord, accepter de ne plus rejeter la leçon des faits. C'est aussi prendre conscience qu'il ne s'agit plus de se laisser enivrer par les illusions du miroir politique déformé.

C'est, aussi, s'accrocher à ses principes, les défendre contre les vices destructeurs d'une sorte de monstres qui ravagent tout sur leur passage et ne pas oublier que les élections ne sont pas une fin en soi. Ne jamais perdre de vue que la représentation des citoyens est une tâche confiée par les citoyens et qu'il convient donc de veiller à leurs intérêts, sans manoeuvres discrétionnaires, sans triche, sans mensonge, sans détournement de la chose publique. Etre candidat à des élections, c'est accepter que les citoyens demandent des comptes sur le degré de conformité des actions à leurs attentes, c'est-à -dire répondre de l'obligation de résultats mais, plus grave encore, c'est accepter de répondre devant le Seigneur du degré de mobilisation des intentions et des capacitésnécessaires, c'est-à -dire répondre de l'obligation des moyens... Comme l'autre, je voterais bien pour le meilleur sauf que celui-ci n'est jamais candidat, tellement il a peur d'assumer devant les hommes et tellement ila peur d'assumer devant Dieu !

Mardi 07 Novembre 2006

 

Beaucoup de critiques ont fait coller l’ancre dans la presse du monde arabe, en particulier la presse arabophone, à l’encontre de l’écrivain algérien Yasmina Khadra, en se qui concerne son roman attentat. Je n’ai pas eu l’occasion de le lire, jusqu’au jour où j’ai lu un entretien, qu’a donnée au quotidien d’Oran (17/10/06), j’ai eu la curiosité de le lire ; et je ne le regrette pas. Un roman écrit d’une manière cohérente et fluide, on lit et on imagine bien les scènes. C’est une histoire d’un homme qui a épousé la vision de l’autre monde sur la lutte de terrorisme, qui les arabes essayent d’ignorer ; mais il se retrouve devant la réalité des ses aïeules. Dans sa recherche de comprendre pourquoi sa femme s’est fait exploser, il découvre la misère des palestiniens : une pays confisqué, un peuple isolé du monde, appauvrit et qui trouvent son seul salut dans l’explosion de leur corps, en leur promettant le grade du martyre. Cette histoire, peut être histoire de nous tous. Nous tous qui ont été fait endormie par des convictions, que nous savons tous elles nous amènent droit au mur !

 

Je vous remercie beaucoup Mouhammed Moulessehoul pour ce roman, de décrire ce désarrois qui en nous et d’éclaircir notre vision, mais aussi de faire comprendre aux autres, que le sang des enfants palestiniens n’est pas en vain pour leur parent, mais il est chère pour eux. Ont-ils outre choix pour vivre en dignité ? Pour les critiques des journalistes arabophones, à mon avis ils n’ont pas lu votre roman ! Le ministère de la culture a tort de ne pas traduire votre roman en arabe. Certes ce livre est écrit pour les lecteurs occidentaux, mais les arabophones ont le droit aussi de le lire ce roman pour savoir comment les autres les regarde. Merci !

 

 

 

 Y. Haddar

 

 

 

 

 

 

        

 

Lundi 25 Septembre 2006

Sommes-nous arrivés au stade voulu par les prêcheurs de chocs des civilisations ? Ou bien sommes-nous les derniers hommes à vivre notre propre déclin ? Nietzsche écrivait dans « Ainsi parlait Zarathoustra », qu’il est temps que l’homme se fixe un but. Il est temps que l’homme plante le germe de son espérance suprême. Son sol est encore assez riche pour cela. Mais ce sol, un jour, devenu pauvre et débile, ne pourra plus donner naissance à un grand arbre.

Tout au début, j’ai suivi les réactions des musulmans à propos du discours du Pape Benoît XVI sur la foi et la raison, j’ai eu un sentiment mitigé entre compréhension des un et des autres ; or, rien ne justifie la violence envers les chrétiens, bien au contraire, les réactions violentes appuient la vision des occidentaux sur les musulmans. D’un autre côté, je me suis dit que ce n’est pas le moment de se lancer dans tels discours sur les musulmans, qui sont montrés de doigt. Si les musulmans veulent leur salut, qu’ils le cherchent eux-mêmes. Car la raison elle-même nous dicte que le changement se fait intrinsèquement, car il s’agit d’une conviction. Dieu sait combien les convictions sont difficiles à évoluer. D’ailleurs Einstein disait qu’il est plus facile d’écraser un atome que de changer la mentalité d’un homme.  

 

J’ai peur que l’occident dérive vers un deuxième génocide contre l’humanité. Souvenons-nous de discours dominants à propos des juifs vers la fin du dix neuvième siècle, l’affaire Dreyfus en est un exemple. Les attaques contre les musulmans, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, peuvent prendre une nouvelle ampleur de violence gratuite, que l’occident et même l’orient ne pourra pas maîtriser. La montée d’un discours anti-musulman, soit disant au nom de la liberté, peut fermer les portes du dialogue que les hommes ont mis du temps à construire.

Cependant, quand j’ai lu le texte que le Pape Benoît XVI a prononcé à l’université de Ratisbonne, le 12 septembre 2006, dans le quotidien ‘’la croix’’ (daté du 18/09/06). J’ai eu une autre vision du discours. Tout d’abord, les propos que les musulmans justifient offensants, je trouve qu’ils ne méritent pas de telles réactions. Car dans le texte, le Pape avait pris un exemple pour clarifier la relation entre la raison et la foi, ce n’est pas pour faire une apologie ni sur le Djihad, ni sur l’islam. Au contraire, c’est une invitation adressée aux scientifiques de changer leur regard sur la foi. Les lecteurs de ce discours vont découvrir que la citation n’était qu’une introduction au sujet qu’est le regard de l’homme de la science sur la foi via la raison. Comme Il est le représentant de l’Eglise Catholique, Il se réfère souvent au personnage central du christianisme, qu’est le Christ, ce qui est tout à fait légitime. Dans le même ordre d’idées, les propos sur le prophète Mohammed (montre-moi donc ce que Mohammed a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d’inhumain, par exemple le fait qu’il a prescrit que la foi qu’il prêchait, il fallait la répandre par le glaive), sont à moitié vrai historiquement. Un anthropologue algérien Benone. M, mort aux Etats Unis, a écrit que l’Islam est la même chose que le judaïsme (la bible). Historiquement parlant, la propagation de l’Islam s’est faite par la guerre, dite guerre sainte. Les musulmans doivent aussi faire un travail de mémoire sur leur histoire. Certes, comme l’a bien écrit Hicheme Lehmici, dans le quotidien d’Oran (du 14/09/06), l’Eglise n’a jamais demandé pardon aux musulmans pour ses crimes atroces. Mais un peu d’honnêteté, les musulmans ont-ils demandé pardon pour leur crime commis sur d’autres peuples (la liste est longue) ? Les musulmans, à mon avis, se doivent aussi de porter un jugement critique sur leur foi.

Il ne doivent pas être suspicieux de tout ce que disent les occidentaux.

Les réactions parfois disproportionnées ne règlent rien ; ils doivent réfléchir à leur image, en tant que représentants d’une religion, mais aussi en tant que citoyens.

 

Nietzsche, encore une fois, écrit dans « Ainsi parlait Zarathoustra », qu’il faut avoir encore du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante. J’espère que ces évènements seront une opportunité pour les musulmans de relever un défi et de remettre les points à leur place. En se posant des questions sur leur foi et son rapport à la raison. Akram Belkaïd écrivait dans sa chronique du Bledard (du 21/09/06): « A ceux qui, répliquant à Benoît XVI, hurlant, à raison, les noms d’Al-Kindi, Iben Rochd (Averroès), Ibn Sina ou même Ibn Khaldoun, je dis « et aujourd’hui, que reste-t-il de leur œuvre ? ». Je trouve qu’il a tout à fait raison, le grand problème en ce moment dans le monde musulman, c’es l’enseignement des sciences humaines, la religion musulmane n’est pas encore mise à la critique ; et pourtant beaucoup d’islamologues le réclame, ce n’est pas pour le plaisir de critiquer mais pour tamiser le vrai du faux et de congédier les fausses traditions et de se conformer à la raison. Les universités des mondes musulmans forment de très bons médecins et ingénieurs, mais il lui manque de former de vrais anthropologues, des sociologues, des philosophes avec un vrai esprit critique constructif. Averroès n’est pas venu de rien ! Au contraire il a beaucoup appris de la philosophie grecque, pour former sa propre philosophie. La science est un héritage universel, il n’y a pas de honte à apprendre de la philosophie dite occidentale et de l’enseigner, pour former une nouvelle génération qui réfléchit et qui critique tout ce qui vient à l’esprit, car l’homme ne doit pas rester un Beni oui oui à vie.

 

 

 Y. Haddar

 

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