Dans ce livre, Mr Luc Ferry a essayé de simplifier la philosophie pour qu'elle soit vraiment accessible au large publique..dans les trois permiers chapitre il a bien gagné le paris mais dès qu'il a commencé à parler de Nietzsche les choses commencent à se compliquer et j'en suis sûr que le puplique non initié ne poura pas comprendre grand chose. cependant, je trouve le livre interssant d'une part en trouve une simplification très compréhensible pour les étudiants et les gens qui cherchent à comprendre l'histoire de la pensée humaine.
Je trouve le chapitre ou il traite la question religieuse et sa relation avec la philosophie est une partie la plus éclairante. Par contre, je trouve que Mr Ferry a oubié une période de l'histoire de l' humainité celle de l'Orient. car la philosophie n'a pas été seulement une invention grec mais aussi dans les autres civilisation telle que chinoise, indienne et perse existaient antérieurement à cette époque.
Ce qui ont lus son livre 'Qu'est-ce une vie réussie' vont être deçu d'acheter le livre car ce livre c'est l'explication de ce derniers...on lisant ce livre j'ai toujours 'Le monde de Sophie' en tête. Alors bon lecture et soyant sûr que vous aller être éclairé par ses idées.
Ainsi, les assassins sont dehors. Ainsi la meute peut, à nouveau, rugir et assassiner sauvagement. Ainsi la horde sauvage est libre de jouer son rôle de prédatrice féroce. Ainsi nos amis et nos camarades assassinés avec une cruauté et un sadisme inégalables sont à nouveau assassinés, torturés et découpés en morceaux.
Ainsi Katia, la gamine de 14 ans violée dans sa propre classe et devant ses camarades par une dizaine de tueurs qui vont jusqu’à empêcher les citoyens de l’enterrer décemment, aura été trahie une nouvelle fois par la saloperie des politiciens. Ainsi, les 200 000 morts n’auront servi à rien. Ils ont été bâclés par un référendum dans lequel la naïveté populaire s’est encore une fois bien gourée dans le labyrinthe des faiseurs de sort et d’autres charlatans de tout acabit. Cette situation qui nous est faite est intolérable et ignoble. Ce même peuple, qui s’est déjà trompé en I992, se trompe une nouvelle fois. Il est vrai qu’il a été matraqué. Mais, dans les deux cas, il a eu tort ! L’histoire est faite de ces stupidités, bêtises et ignardises des peuples. De tout temps et partout dans le monde, ils ont été bernés, soudoyés et ridiculisés. De tout temps, les peuples ont été infantilisés et ils ont toujours mérité leurs bourreaux. Au fond, les dictateurs ont toujours commis leurs crimes avec la complicité et grâce à la lâcheté des peuples, des masses si faciles à endoctriner et des sagouins qui ne vivent que de la rapine, du vol, du viol et de la violence. Ainsi donc, nous avons tous été blousés ! Belhadj, Lyada et surtout le renard de la meute Madani Mezrag à qui, et nous l’avons signalé à plusieurs reprises, la presse libre a donné (offert !) une tribune plus importante que celle que lui ont ouvert les médiats étatiques, sont, aujourd’hui des héros. Et dans les quartiers populaires, ils seront fêtés comme tels. Ce n’est pas la faute des gens complètement ruinés par la mauvaise vie et rongés par la pauvreté, le mépris et le désespoir ! Non, c’est nôtre faute à tous. C’est notre malheur collectif. Et, là tout le monde est responsable. Tout le monde est coupable de crime contre l’humanité. Y compris les fameuses ONG, dont les seigneurs cohabitent avec les Premières classes, les Jets société et qui ont des salaires faramineux. Financés par qui ? Il y a là une opacité tellement épaisse qu’il n’y a rien à dire. Les dés sont pipés ! Et les pions sont très bien installés dans les salons feutrés des palaces et des grands hôtels envahis par de jeunes prostituées que ces ongéiens apprécient beaucoup. Où est donc notre virginité perdue ? Ouverte béatement par les violeurs, aujourd’hui libres de tout recommencer (Borron y mesa nueva !, disent les Espagnols). Mais nous ne voulons rien effacer. La dette du sang, sans aucune pensée rétrograde de vengeance en dehors de la loi. Sans aucune envie ni besoin de lynchage - nous sommes contre la peine de mort que beaucoup de pays dits civilisés continuent de pratiquer allégrement et que le système wahabbite, allié et création des USA (via la CIA), continue à développer bien qu’il soit en perte de vitesse vertigineuse. Ce sont là des vérités élémentaires que la rue algérienne et maghrébine colporte entre un thé à la menthe et un joint bien schité et bien mielleux. Mais cette opinion est usée. Elle sue la peur et la résignation. Elle est atrophiée par la superstition et par une mauvaise lecture de la religion vraie et épurée par les vrais croyants, les vrais théologiens et les vrais savants de l’Islam vrai. Celui de Omar Ibn El Khattab, de Abou Dhir El Ghafari, et de tant d’autres vrais commentateurs des religions révélées. Aujourd’hui, c’est Ali Belhadj, un hystérique qui a subjugué nos jeunes et c’est Lyada - responsable du vrai premier massacre commis en Algérie, en août 1992, un pauvre tôlier analphabète - qui ont eu raison de nous. Nous, gens de bonne volonté dont les amis, les frères (femmes, surtout, et hommes aussi) ont payé de leur horrible mort le droit des assassins à avoir... droit de cité. Et dont les enfants sont souvent les meilleurs clients des asiles psychiatriques. Tant de douleur. Tant de hurlements. Tant de chuchotements. Pour rien ! Nous nous sommes battus pour rien et nos services de sécurité ont été quelque part roulés dans la farine, le sang et l’urine. Nous pensons, surtout, à nos appelés issus souvent des couches les plus défavorisées. Nous pensons à la crème de notre peuple. Nous pensons au calvaire subi vaillamment par la population pendant cette terrible décennie qui en a vu de toutes les couleurs et qui en a avalé de toutes les couleuvres. Nous pensons à Mohammed Benchicou qui n’a jamais tué, ne serait-ce qu’une mouche, et qui est toujours en prison. Et nous pensons à Ali Belhadj libéré en libérateur. La comparaison est tellement terrible qu’elle fait d’Ubu, le roi de Patagonie, de la Berbérie et de tout l’Univers cosmogonique, régenté par la bêtise humaine, c’est-à-dire par un monde qui ne connaît pas du tout son histoire. Parce qu’il est à peine au seuil de sa préhistoire et qu’il ignore que la mémoire des peuples est un terrible boomerang.
Rachid Boudjedra
2006-03-09/2006-03-09-37821
Ainsi, les assassins sont dehors. Ainsi la meute peut, à nouveau, rugir et assassiner sauvagement. Ainsi la horde sauvage est libre de jouer son rôle de prédatrice féroce. Ainsi nos amis et nos camarades assassinés avec une cruauté et un sadisme inégalables sont à nouveau assassinés, torturés et découpés en morceaux.
Ainsi Katia, la gamine de 14 ans violée dans sa propre classe et devant ses camarades par une dizaine de tueurs qui vont jusqu’à empêcher les citoyens de l’enterrer décemment, aura été trahie une nouvelle fois par la saloperie des politiciens. Ainsi, les 200 000 morts n’auront servi à rien. Ils ont été bâclés par un référendum dans lequel la naïveté populaire s’est encore une fois bien gourée dans le labyrinthe des faiseurs de sort et d’autres charlatans de tout acabit. Cette situation qui nous est faite est intolérable et ignoble. Ce même peuple, qui s’est déjà trompé en I992, se trompe une nouvelle fois. Il est vrai qu’il a été matraqué. Mais, dans les deux cas, il a eu tort ! L’histoire est faite de ces stupidités, bêtises et ignardises des peuples. De tout temps et partout dans le monde, ils ont été bernés, soudoyés et ridiculisés. De tout temps, les peuples ont été infantilisés et ils ont toujours mérité leurs bourreaux. Au fond, les dictateurs ont toujours commis leurs crimes avec la complicité et grâce à la lâcheté des peuples, des masses si faciles à endoctriner et des sagouins qui ne vivent que de la rapine, du vol, du viol et de la violence. Ainsi donc, nous avons tous été blousés ! Belhadj, Lyada et surtout le renard de la meute Madani Mezrag à qui, et nous l’avons signalé à plusieurs reprises, la presse libre a donné (offert !) une tribune plus importante que celle que lui ont ouvert les médiats étatiques, sont, aujourd’hui des héros. Et dans les quartiers populaires, ils seront fêtés comme tels. Ce n’est pas la faute des gens complètement ruinés par la mauvaise vie et rongés par la pauvreté, le mépris et le désespoir ! Non, c’est nôtre faute à tous. C’est notre malheur collectif. Et, là tout le monde est responsable. Tout le monde est coupable de crime contre l’humanité. Y compris les fameuses ONG, dont les seigneurs cohabitent avec les Premières classes, les Jets société et qui ont des salaires faramineux. Financés par qui ? Il y a là une opacité tellement épaisse qu’il n’y a rien à dire. Les dés sont pipés ! Et les pions sont très bien installés dans les salons feutrés des palaces et des grands hôtels envahis par de jeunes prostituées que ces ongéiens apprécient beaucoup. Où est donc notre virginité perdue ? Ouverte béatement par les violeurs, aujourd’hui libres de tout recommencer (Borron y mesa nueva !, disent les Espagnols). Mais nous ne voulons rien effacer. La dette du sang, sans aucune pensée rétrograde de vengeance en dehors de la loi. Sans aucune envie ni besoin de lynchage - nous sommes contre la peine de mort que beaucoup de pays dits civilisés continuent de pratiquer allégrement et que le système wahabbite, allié et création des USA (via la CIA), continue à développer bien qu’il soit en perte de vitesse vertigineuse. Ce sont là des vérités élémentaires que la rue algérienne et maghrébine colporte entre un thé à la menthe et un joint bien schité et bien mielleux. Mais cette opinion est usée. Elle sue la peur et la résignation. Elle est atrophiée par la superstition et par une mauvaise lecture de la religion vraie et épurée par les vrais croyants, les vrais théologiens et les vrais savants de l’Islam vrai. Celui de Omar Ibn El Khattab, de Abou Dhir El Ghafari, et de tant d’autres vrais commentateurs des religions révélées. Aujourd’hui, c’est Ali Belhadj, un hystérique qui a subjugué nos jeunes et c’est Lyada - responsable du vrai premier massacre commis en Algérie, en août 1992, un pauvre tôlier analphabète - qui ont eu raison de nous. Nous, gens de bonne volonté dont les amis, les frères (femmes, surtout, et hommes aussi) ont payé de leur horrible mort le droit des assassins à avoir... droit de cité. Et dont les enfants sont souvent les meilleurs clients des asiles psychiatriques. Tant de douleur. Tant de hurlements. Tant de chuchotements. Pour rien ! Nous nous sommes battus pour rien et nos services de sécurité ont été quelque part roulés dans la farine, le sang et l’urine. Nous pensons, surtout, à nos appelés issus souvent des couches les plus défavorisées. Nous pensons à la crème de notre peuple. Nous pensons au calvaire subi vaillamment par la population pendant cette terrible décennie qui en a vu de toutes les couleurs et qui en a avalé de toutes les couleuvres. Nous pensons à Mohammed Benchicou qui n’a jamais tué, ne serait-ce qu’une mouche, et qui est toujours en prison. Et nous pensons à Ali Belhadj libéré en libérateur. La comparaison est tellement terrible qu’elle fait d’Ubu, le roi de Patagonie, de la Berbérie et de tout l’Univers cosmogonique, régenté par la bêtise humaine, c’est-à-dire par un monde qui ne connaît pas du tout son histoire. Parce qu’il est à peine au seuil de sa préhistoire et qu’il ignore que la mémoire des peuples est un terrible boomerang.
Rachid Boudjedra
2006-03-09/2006-03-09-37821
L’opinion publique est extrêmement choquée par la libération du fondateur du GIA. Nul besoin de s’étaler encore davantage sur les crimes commis (en réalité, ce sont des crimes contre l’humanité) par cet individu et ses acolytes qui quittent par dizaines les prisons algériennes. Il est difficile d’exiger de la société algérienne qu’elle solde les comptes d’une période cruelle, alors que l’un des principaux commanditaires du terrorisme et l’un des responsables des 150 000 morts, Ali Benhadj, nargue les Algériens, l’Etat et la nation tout entière. Ces libérations sont vécues comme des victoires politiques et l’on nous promet bien des choses dans les jours à venir. Est-ce le retour du terrorisme urbain - puisque, dit-on ici et là, beaucoup de terroristes libérés ont déjà plongé dans la clandestinité -, accompagné d’une surenchère religieuse, à forte connotation politique, et d’un redoublement de l’activisme islamiste tel que vécu dans les années 1989-1992 ? Il est à craindre que cette politique de la main tendue aux islamistes du FIS ne soit comprise comme un aveu de faiblesse et qu’elle n’aboutisse, en réalité, qu’à renforcer le rang des centaines d’irréductibles, encore planqués dans les montagnes de Kabylie, des Aurès et de l’Ouarsenis. La marge de manœuvre des autorités est bien étroite. Faute d’une communication appropriée, ce sont les islamistes qui occupent l’espace public. Ils ont l’art et la manière d’entretenir le doute tout en se posant comme seule alternative face à un régime enfermé dans ses certitudes, incapable de réformer et surtout qui n’arrive pas à dépasser ses contradictions face à l’intégrisme. Depuis 1992, aucune réforme valable de l’école n’a été réellement engagée. C’est tout dire. La bureaucratie, héritée de l’époque de Houari Boumediène, fait encore des malheurs tant au plan social qu’au plan économique. Les islamistes algériens sont à l’affût. Ils sont encouragés par l’avancée des Frères musulmans en Egypte, la victoire du Hamas en Palestine. Les concessions des autorités algériennes leur donnent un autre avantage qu’ils entendent exploiter, pour faire avancer leur cause... Ali Benhadj, Belkhadem, Layada, Madani Mezrag, Bouguerra Soltani et bien d’autres, chacun avec son style, ses mots, son mode d’emploi, mais tous veulent une république islamique en Algérie. Même vaincus militairement, ils ont, à présent, le vent en poupe. C’est le temps des désillusions...
Omar Belhouchet
2006-03-14/2006-03-14-38207
Depuis le début de 20ème siècle le courant politique de gauche algérien baignait dans la critique du pouvoir en place ; certes il était le cerveau de guerre de libération nationale (avec la participation magnifique de toutes ses forces créatrices politiques, économiques, culturelles, etc.). Hélas ! Cet idéal républicain, trop intellectuel, s’éloigne de la réalité sociale et est voué à l’échec. Comment ? Pourquoi ? Qui sont nos démocrates ? Ils sont principalement des femmes et hommes nourris par les valeurs républicaines de la révolution française et la majorité ont suivi des études ou séjourné dans les pays occidentaux, ils sont majoritairement des francophones. Depuis l’indépendance ils ont essayé de participer activement dans le paysage politique, mais en vain, faute de stratégie adoptée. Ce n’est pas seulement à cause du mépris du pouvoir en place, mais aussi à cause de leurs projets, qui est loin de la réalité sociale, parfois ils se heurtent aux valeurs morales qui enveloppent, dominent la pensée d’un simple algérien. Un algérien moyen n’a pas eu le même parcours politique qu’un français où un italien, etc. A mon avis chaque société doit inspirer son projet social de son évolution historique du peuple ; et cette histoire ne doit pas se restreindre aux guerres de libérations, mais aussi à l’évolution de la pensée revendicative et la substance de cette revendication. Est-ce un nouveau projet social ou seulement un changement des politiques au pouvoir ? Les évènements d’octobre 1988 ont permis aux démocraties de créer des partis politiques et de s’exprimer librement, via les journaux indépendants ; depuis les démocrates se contentent à critiquer le pouvoir en place en montrant du doigt chaque faille de chaque gouvernement, sans apporter une participation active aux paysages politiques et à l’évolution de la société. Certes, le pouvoir en place est plein de défauts. Mais ce n’est pas en critiquant le pouvoir qu’on exerce la démocratie. Il est temps que nos démocrates voient d’un œil plus pragmatique qu’idéaliste la réalité sociale. L’actualité mondiale et l’expérience du vieux continent montrent les limites du l’idéal démocratique. C’est une chance pour nous Algériens de savoir réconcilier la démocratie avec le totalitarisme, la modernité avec la tradition, sans nier ses racines identitaires, ni s’enfermer dans son histoire passée. Les démocrates doivent participer à la vie politique soit de haut niveau, soit de bas niveau. C’est à ce niveau, à mon avis qu’on peut construire ce projet social. Ils doivent s’implanter dans les villages, dans les quartiers et surtout dans les universités sous forme d’associations. Pour la gestion, l’information pratique : comment faire des dossiers d’aide sociale pour les handicapés, les retraités…l’important c’est l’organisation de l’espace local pour arriver au niveau national. Les binationaux peuvent aider ces associations locales par leur savoir-faire et valoriser les nouvelles idées émergentes au sein de cet espace. Tout cela ne peut aboutir sans le respect d’évolution de la pensée en place. C’est important de respecter les sensibilités culturelles et traditionnelles. Ce sont les islamistes qui ont une autorité dans ces quartiers défavorisés, oubliés par les autorités locales, par manque d’imagination et de savoir-faire, mais aussi par orgueil de nos politiques, qui pensent qu’ils sont mal compris par leurs concitoyens, car eux sont proches des problèmes pratiques de la cité : la drogue, le chômage… C’est au démocrate de changer de stratégie d’intervention pour réaliser ce projet démocratique tant attendu par les citoyens. Certes, il faut du temps pour le réaliser, mais cette fois nous sommes sûrs de partir sur une bonne base.
Yazid Haddar