L’Europe et l’Islam.
… « Il est patent, écrit Ahmed Cheniki, de constater que les médias français et européens usent de certaines facilités quand ils évoquent les questions liées à l’émigrations, au monde arabes, à l’Afrique et à l’Islam. Cette affaire montre bien la puissance du lobby pro-israélien qui exploite l’histoire juive et les malheurs rencontrés dans le parcours historique pour culpabiliser les autres. Ce type de comportement de la classe politique et des relais médiatiques françaises pose problème et pousse à des graves fractures communautaires. » (cf. le Quotidien d’Oran, 15 juillet 2004)
Les idées véhiculées sont le fruit des débats suscités par ces médias, mais hélas ! C’est plein de pré jugement et des apriorismes qui sont parfois graves. Ce que je n’arrive pas à comprendre : Pourquoi les média français quand ils abordent les sujets de l’Islam, l’émigration, les pays arabes et d’Afrique n’invitent-ils pas les intellectuels des pays ou des communautés concernées ?
Nous savons tous qu’ils sont nombreux dans beaucoup de domaines. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on voit rarement des penseurs maghrébins dans le paysage médiatique français. La seule réponse que j’ai apprise avec le temps est que les médias français sont eux aussi manipulés par des patrons économiques, mais aussi des lobbys...
Ils ne veulent pas laisser émerger une nouvelle élite, qui peut être une menace politique en volant la vedette aux personnes sous contrôle. Cette vision rétrogradée de certaines mentalités du monde occidental existait belle et bien depuis ex-temps. Montaigne l’a critiquée, en écrivant dans ‘’les Essais’’ (partie I ch 31 : Des Cannibales, en 1580) : « Il semble que nous n’avons autre mire de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toute choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons les fruits que nature a produits : Là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par artifice, et détournés de l’ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvage (...). Nous les pouvons donc bien appeler barbares, en égard aux règles de la raisons, mais non pas eu égard à nous qui les surpassons en toute sorte de barbarie. Leur guerre est toute noble et généreuse, et a autant d’excuse et de beauté que cette maladie humaine en peut recevoir ; elle n’a autre fondement parmi eux que la seule jalousie de la vertu.». Et dans une pièce théâtrale du Diderot (Supplément au voyage de Bougainville, en 1772) un très bon dialogue entre un aumônier et Orou sur Dieu avec les deux vision différentes entre un colon religieux qui voulait convertir ‘’le primitive’’, mais Orou ne se plaignait pas de discours du religieux, mais il l’interrogeait en lui disant : « Ces préceptes ( sur le péché) singuliers, je les trouve opposés à la nature, contraires à la raison ; faits pour multiplier les crimes, (…). Contrairement à la nature, parce qu’ils supposent qu’un être sentant, pensant et libre, peut être la propriété d’un être semblable à lui. Sur quoi ce droit serait-il fondé ? Ne vois-tu pas qu’on confondu, dans ton pays, la chose qui n’a ni sensibilité, ni pensée, ni désir, ni volonté ; qu’on quitte, qu’on prend, qu’on garde, qu’on change sans qu’elle souffre et sans qu’elle se plaigne, avec la chose qui ne s’échange point, qui ne s’acquiert point ; que la liberté, volonté, désir ; qui peut se donner ou se refuser pour un moment ; se donner et se refuser pour toujours ; qui se plaint et qui souffre ; et ne saurait devenir un effet de commerce, sans qu’on oublie son caractère, et qu’on fasse violence à la nature ? Contrairement à la loi générale des êtres. »
Ceci dit, l’image de l’autre est souvent manipulée par les médias, comme j’ai souligné plus haut, et comme tout citoyen simple, les européens ne cherchent pas à vérifier l’information (ceci est valable pour la grande majorité de gens du monde entiers) et ce qui crée des amalgames, des confusions et des males entendus entre les nations. Les évènements du 11sptembre ont broyé l’image de l’autre (en particulier celui du sud), qui est souvent représenté comme un danger pour le monde occidental, j’ai en tête des exemples des évènements des Baulieu parisiens, le lendemain des émeutes Sarkozy à trouver le bouc émissaire c’est l’étranger. Et quel étranger, ce n’est pas un américain, ni un russe, et ni (…), mais c’est les noires et les arabes, d’autres médias occidentaux vont plus loin dans leur analyse en utilisant ces évènement pour attaquer à la religion musulmanes sous prétexte de la sécurité. Ceci ne m’a pas vraiment choqué, mais ce qui m’a sidéré c’est les propos d’Alain Finkielkraut sur ces évènements et sur le colonialisme. Lui qui a écrit : « Au lieu de standardiser les individus, il leur fournit, dès leur plus jeune âge, les méthodes et les opération qui les aideront à maîtriser leur environnement ainsi que leur identité, à faire valoir leur goûts, à faire entendre leurs avis ou à formuler leurs aspirations personnelles. » (In : ‘’une voie vient de l’autre rive’’, p80, Ed Gallimard). Une matière à réfléchir sur ce qui a écrit Rony Brauman sur lui : « Il est l’intellectuel français typique, qui théorise sans aller sur le terrain ».(in Nouvel Obs, du28/07 à 3/08/2005, p6).
Cependant, au moment que les gens du nord s’interroge sur l’autre, car il est omniprésent sur tous les scènes quotidiennes et qui (l’étranger) veut être un citoyen entier, avec des droits et des devoirs, mais aussi il espère à participer à la construction de son pays d’adoption à hautes fonctions ; les gens du sud ce problème de l’autre n’existe pas encore, ce qui n’empêche pas de l’être dans les années avenirs.
Sur le plan psychologique, à mon avis on peut distinguer nettement les différences existantes entre la pensée totalitaire et individualiste. Dans le nord ou dans ces pays démocratiques où les loi se font autours de l’individu et pas en référence religieuses (le cas des pays musulmanes où la religion est inscrite dans leur constitution), ethniques et autres. Ces lois qui prennent l’individu au centre de toute réforme et/ou évolution social ont fait émerger un esprit plus individuel (Celui-ci centre tout vers lui.) sur le plan cognitif. Ceci n’est pas été une question d’une année ou bien plusieurs, mais c’est une question de revendication populaire, qui peut durer un an et comme peut durer des siècles. C’est au peuple de choisir leur mode de vie. Cependant les états peuvent participer à l’émancipation de son peuple, en inculquant dans le système scolaire des valeurs émancipatrices à fin d’aboutir à l’esprit démocratique. Dans L’Avenir de la science, Ernest Renan écrivait : « Le mal ne vient pas de ce que les gouvernements violentent et trompent, mais de ce qu’ils n’élèvent pas. ».
L’esprit démocratique n’est en réalité qu’un aboutissement d’un long processus de l’évolution individuelle ; qu’elle ne peut pas être sans le jaillissement de l’esprit individuel. (Je peux vous faire toute une réflexion sur ma vision sur la démocratie et la république, qui sont ligotées).
De l’autre côté l’esprit totalitaire est qu’est majoritaire dans les pays du sud, la notion d’individu est effacée devant l’esprit du groupe. L’individu vit à travers le groupe.
Ces deux esprits qui se confrontent dans la cité, comme au niveau médiatique et politique. Une problématique à résoudre ce n’est pas avec la force, mais avec une certaine sagesse.(De là on peut parler de la différence entre le rationnel et le raisonnable.)
Voilà pourquoi les nationaux ne pourront pas aller plus loin dans la républicanisation de peur de perdre l’identité nationale, ce qui explique les jougs mit aux non nationaux.
J’espère que j’ai répondu à une partie de tes questions, espérant que je vais répondre à d’autres dès que je pourrais.
→ Le terme sémitique provient de l’origine légendaire des peuples ainsi appelés à cause de Sem, fils de Noé (Gen.X,1). On ne peut donner aucune définition claire de sémite. En générale, les population de Syrie, Palestine, Mésopotamie et Arabe. (Cf. . Willdurant ‘’Histoire de la civilisation’’, Tome 10, p (267-268).
Suite a dites-moi…
Avant de commencer ma réponse à tes interrogations, j’aimerais bien clarifier certains concepts qui sont à mon point de vue importants pour l’approfondissement de la religion musulmane et les causalités submergées par les faits historiques et idéologiques mais aussi politiques et sociologiques, plus loin psychologiques.
L’islam est une religion qui est apparue dans des conditions particulaires, suite à des besoins vitaux et stratégiques pour une population qui était dans un système tribal, sociologiquement et économiquement archaïques. Les religions dominantes au péninsule arabe, deux mille deux cent kilomètres, à cette époque c’était le paganisme et le culte des idolâtries (mais aussi il existait des tribus juives). Le génie du Prophète Mohamed était de faire sortir cette population de ce trou noir et de faire de la péninsule arabe une région de diffusion d’une nouvelle religion. Peut importe les analyses de nos jours sur l’Islam et son Prophète, mais Il reste pour toujours un grand homme qui a sauvé toute une région, et par la suite d’autres pays par les conquêtes ou bien les ouvertures islamiques comme aiment le dire les musulmans contemporains, de l’anarchie. Il a organisé la population, la cité et aussi les us et coutumes. Par conséquent Sa grande erreur c’était d’introduire la culture de sacralisation dans l’interprétation de l’Islam. Cependant je me demande parfois est-ce que cette culture de sacralisation existait déjà antérieurement dans l’imaginaire collectif des sociétés patriarcales et/ou primitives ?
L’islam a joué un rôle très important dans la transmission des travaux des helléniques, mais aussi d’introduction des disciplines telle que l’algèbre, les maths en général, mais aussi de la philosophie et de la médecine ; par contre il n’est pas parvenu à introduire un esprit théologique dans l’interprétation du Coran. (Selon les propos de Mohamed Arkon).
Contrairement à la Bible, le Coran c’est une Parole de Dieu et elle n’est pas Révélée par Dieu, conception répandue chez les chrétiens. Vous allez me dire que c’est la même chose, mais non. Car une Parole dictée par Dieu, où l’Homme n’a pas participé à son émergence, c’est une Parole Sacrée, l’Homme ne pourra pas faire l’Idjtihad (faire des efforts pour l’expliquer).
Le fanatisme religieux (ici mes propos c’est pour les musulmans) s’explique par cette sacralisation dénoncée par certains islamologues modernes (tel que Mohamed Arkoun, Malek Chebel, Mohamed Talbi, etc.).Le statu quo de l’enseignement de l’islam et en particulier les facultés musulmans est quasiment moyenâgeux. Ils sont dans le mythe, même à l’université. On ne trouve guère d’enseignement des principes de la pensée moderne (qui est le regard de la raison sur la raison, disait M. Arkoun, elle est la rupture proclamée par la raison) en particulier la philosophie (Selon Mohamed Arkoun, « la place de la théologie dans la pensée islamique est un débat impossible aujourd’hui car il n’y a plus de pensée théologique dans les pays musulmans, on fait des fetwas. Aujourd’hui dans tout le Maghreb il y’a qu’une seule école, l’école malékite. (…) et les juristes malékites contrôlent toutes émergence d’écoles de pensée religieuse » (cf. El Watan, 04/04/2005)) les sciences sociales et humaines de plus en plus sont vidées de leurs continuées constructives et aussi d’apporter un esprit critique à leur mode de vie, qui est en réalité le reflet d’une organisation espace temps au niveau cérébral. (J’ai en tête un titre d’un roman magnifique pour approfondir cette question : c’est le monde de Sophie) Cet esprit critique paradoxalement existe parfois mais dans son état superficiel et approfondie, celui-ci souvent mal entendu. Les théologiens qui prêchent des fatwas ne cherchent pas à aller au bout de la réflexion, c’est-à-dire le Coran. (Un jour Malek Chebel a raconté à mon ami qu’il a visité la bibliothèque d’el Azhar, il cherchait à savoir quel genre de livre qu’on trouve dans celle-ci, le résultat ce sont des livres qui traitent des faits de société : est-ce que le maquillage est permis dans le Coran ?…).
Je me souviens qu’une fois j’ai posé la question suivante à un écrivain algérien en langue arabe : « Pourquoi les musulmans n’arrivent-ils pas à établir une étude critique sur la traditions musulmane, plus loin sur le Coran ? » la réponse était le silence.
Ce qui explique que même certaines élites musulmanes n’ont pas le courage d’aborder ce terrain, est-ce par peur ou bien parce que le Coran est incritiquable ? Car, écrivait Maha Ahmed, la pensée, chez nous, a subi les affres de l’enfermement et a été noyée dans le chaos de l’archaïsme de la pensée théologique dominante. Une pensée qui ne s’épanouit pas, qui ne trouve pas les conditions de sa large diffusion, qui n’est pas soumise à la confrontation et à la constatation des idées ou des thèses en présence, dont les résultats théoriques ou pragmatiques ne trouvent pas de champs d’expérimentations et de réalisation pratiques est une pensée limitée, confinée, vouée à la stagnation et à l’inertie. Une pensée est par définition vivante. Elle besoin de vie pour se reproduire et se développer. (cf. Quotidien ‘Oran, 10, 11, 12, 13/01/2005)
Et pourtant c’est tout à fait logique d’aborder cette notion de sacralisation. A mon point de vue sacraliser c’est figer, statique et la notion du temps et d’espace sont inertes. Car la vie est en conversion permanente, l’espace est en mouvement, l’Homme est en mutation et aussi les traditions se raffinent. (Si vous voulez approfondir la question vous pouvez lire l’introduction aux sommes théologiques du St Thomas d’ Aquin)
Ce que je voulais dire par là tant qu’il y a du mouvement il y a la vie, et le contraire, à mon avis, c’est la mort.
à suivre
un ami m'a envoyé ce message...
àvous de me dire ce que vous pensés
Dites-moi...
Pourquoi, en Occident, 95% des livres sur l'Islam sont écrits par des non musulmans ?
Pourquoi les dires d'un chrétien, juif ou athée concernant l'Islam sont pris pour paroles d'évangile alors qu'un musulman ment sûrement à propos de sa religion ?
Pourquoi les femmes sont libres et encouragées si elles mettent une minijupe mais insultées si elles mettent un voile ?
Pourquoi une chrétienne avec un voile représente pureté et piété alors qu'une musulmane avec un voile est synonyme d'oppression et de tristesse ?
Pourquoi une femme portant un crucifix à un accès libre à l'éducation alors qu'une musulmane avec un voile doit prendre des cours par correspondance ?
Pourquoi 800 jeunes filles sont interdites d'école et étudient par correspondance dans le pays des Droits de l'Homme ?
Pourquoi les médias ne donnent-ils jamais la parole à ces filles qui sont pourtant dites "oppressées" ?
Pourquoi, en Occident, 4 nouveaux convertis sur 5 sont des femmes alors que l'Islam "opprime la femme" et la "considère comme un être inférieur" ?
Pourquoi crache-t-on sur une religion qui interdit de boire, de fumer et de se droguer alors que ces fléaux tuent des centaines de milliers de gens tous les jours ?
Pourquoi un français qui bat sa femme n'est qu'un français alors qu'un arabe violent est toujours un musulman "fondamentaliste" ?
Pourquoi un israélien qui tue 30 musulmans est appelé "fou" alors qu'un musulman qui défend sa famille est appelé terroriste intégriste ?
Pourquoi l'intégration passe par le rejet de sa religion et de sa culture au pays des "Liberté, Egalité, Fraternité" ?
Pourquoi les évangélistes chrétiens sont bienvenus dans le monde entier alors que les musulmans sont chassés pour "intégrisme" ?
Pourquoi parle-t-on d'un Islam intolérant sans jamais souligner que les plus belles églises et synagogues sont dans des pays musulmans ?
Pourquoi est-ce toujours les maris qui trompent leur femmes qui sont les mêmes à s'insurger contre la "barbarie" de la polygamie ?
Avons-nous subi un lavage de cerveau ?
Sommes-nous encore capable de penser librement et justement ?
Il n'y a de Puissance ni de Force qu'en Allah.
Wassalamou Alaikoum.