Est-ce possible de parler d’union entre les algériens ? Est-il possible que tous les algériens se réunissent autour d’une table pour exposer, écouter, analyser leurs difficultés sans évoquer le passé et ses blessures. Ce passé nous enfonce davantage alors qu’il devrait nous rassembler et nous réconcilier. Le Président algérien a fait passer une loi sur la réconciliation nationale, qui amnistie davantage les égarés de
la République. Cependant
, cette loi exclue les autres enfants d’Algérie. Osons le dire : les enfants de Harkis sont algériens, les enfants des juifs algériens sont algériens, les enfants des Pieds-Noirs sont algériens. Tous sont porteurs d’une identité et d’une culture algérienne. Ces enfants ne doivent pas payer les choix et actions de leurs parents qui eux-mêmes étaient victimes des choix politiques. Cette identité ne doit pas disparaître ; elle ne fait pas seulement partie de la mémoire de notre pays, elle appartient également à la culture méditerranéenne. Il est inhumain d’assister à la disparition de la culture des juifs algériens, de la culture arabo-andalouse. Le plus important est de ne pas les conserver dans des musées. Notre objectif doit être de faire vivre ces cultures, témoignages de notre histoire, avec ses points positifs et négatifs. Pour que notre diversité culturelle reste vive, elle doit être exprimée au quotidien et si possible rester enracinée sur le sol algérien. Il est de notre devoir d’attirer l’attention de chacun sur ces identités en perdition.
Ensemble, construisons l’« Algérie plurielle » !
publié par Haddar yazid
dans: psycho