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Pseudo: Haddar yazidCatégorie: UniversitésDescription:
C'est le prolongement de mes refléxions publiées dans la presse algérienne (el watan, quotidien d'oran....).A vous de réagir!
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Dimanche 24 Juin 2007

 ‘’L’homme est un apprenti, la souffrance est son maître.

Et nul ne se reconnaît, tant qu’il n’a pas souffert’’

Musset.

 Le mal et la souffrance font partie de la condition humaine. D’où vient ce mal ? De nous ? Des autres ? De Dieu ?

 

La souffrance n’a pas de frontières. Qu’on soit riche ou pauvre ; noir ou blanc, homme ou femme, rien ne nous met à l’abri.

 Il existe deux types de souffrance :

 

  • La souffrance physique : elle nous atteint dans notre corps. Ce mal vient de notre capacité à être sensible. Il peut nous nous être infligé par la nature ou par le fait des hommes (ex : accident, chute, etc.). Parfois, le mal est une cause directe de notre responsabilité personnelle (ex. : l’excès de boisson).
  • La souffrance psychique nous atteint dans notre âme, notre être moral. Elle vient de nous, de notre péché personnel : lorsque nous faisons du mal aux autres, notre conscience nous rend compte de ce mal et de sa gravité (c’est la culpabilité). La souffrance psychique vient aussi de notre interprétation des faits d’autrui. Par exemple, si nous n’aimons pas les critiques, nous en souffrons, même si ces critiques sont formulées avec amour ou amitié et dans notre intérêt.
  • Il y a une autre forme de souffrance, de caractère purement spirituel. Ainsi, quand l’homme est en recherche de la Vérité ou quand il se sent abandonné par Dieu, il reste dans l’obscurité.

     Dans le même ordre d’idée, nous pouvons souffrir de la souffrance des autres. Cela dépend de notre degré de sensibilité. Plus l’Homme est sensible, plus il souffre. Notre sensibilité nous humanise ; elle nous fait communier avec la souffrance des autres. Je pense que la souffrance n’est pas négative car, comme disait Freud, « Tant qu’un Homme souffre, il peut encore faire du chemin. » La souffrance nous invite à refaire un nouveau chemin, une nouvelle vie. Elle stimule notre imagination pour trouver des solutions à nos problèmes. C’est vrai qu’il y a un abîme entre écrire sur la souffrance et vivre la douleur dans la chair et dans l’âme (psyché).

     Comment la souffrance s’introduit-elle en nous ?

     Selon Xavier Thévenot, la souffrance connaît trois étapes : 

     

     

  •    Un temps de choc où la personne est comme paralysée par une nouvelle, un acte, une frustration ; 
  •  Le temps de travail (le deuil) : c’est le temps de silence où on réaménage son histoire, sa propre mémoire, ses expériences (on peut s’appuyer sur une expérience douloureuse pour se reconstruire soi-même) ;
  • Le temps de travail appelé « temps de Pâque (référence à la vie de Jésus) : c’est un temps d’espérance, à ne pas confondre avec le repos.

    Comment gérer notre souffrance ?

     Selon George Bergantz : « La vie humaine prise en elle-même est un tissu de souffrance où brille ça et là une leur de joie. L’homme a l’habitude de s’arrêter au plus sensible et non au plus raisonnable. Alors, il souffre davantage. »

     En m’inspirant de St François de Sales dans son livre ‘’introduction à la vie dévote’’, je vais essayer de donner quelques clefs pour dépasser la souffrance.

    •  Prendre un temps de silence pour déterminer la source de la souffrance.
    • Prendre du temps pour trouver des solutions dont on espère l’efficacité.Aller doucement quand on combat la souffrance.
    • Trouver un bon accompagnateur, qui peut vous aider à trouver des solutions, à faire des analyses sur vous-même. Je dis bien "un bon accompagnateur". 
    • Et pour les croyants, il est primordial d’avoir confiance en Dieu, ou en Bouddha, ou un autre dieu. Quand on aime une personne, on s’abandonne à elle, on ne doute jamais d’elle, car on l’aime. Quand on reçoit une bonne ou mauvaise nouvelle, la première personne à laquelle on pense, c’est cette personne de confiance. Avant ou après la souffrance, on demande à Dieu son aide, car c’est nous qui avons besoin de lui. Il nous aime, il nous donne ce que notre moi profond désire. Il faut Lui faire confiance.

     

     

 Yazid Haddar.

 

 

 

 

publié par Haddar yazid dans: psycho
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